Les Echos (édition spéciale La Relève) : L'agilité exigée par le numérique, grande oubliée !

Les Echos (édition spéciale La Relève) : L'agilité exigée par le numérique, grande oubliée !

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L'agilité exigée par le numérique, grande oubliée !

Le projet de loi ne répond pas au besoin des entreprises : faire preuve simultanément de compétitivité et d'adaptation.

Une nouvelle donne s'impose aujourd'hui à tous : le numérique. Pour les start-up comme pour les grandes entreprises, elle rebat complètement les cartes et a le pouvoir de créer massivement des emplois, à condition de disposer d'un cadre favorable et non plus limitant. En tant que start-up, notre réussite repose sur notre capacité à exécuter rapidement. Nous avons besoin de recruter des talents capables de porter notre ambition avec force. Nous avons besoin d'être complètement flexibles sur la notion de temps et d'horaires de travail. Chez Clustree, nos effectifs sont passés de 1 à 25 salariés en douze mois. Le projet de loi n'aborde pas du tout ces problématiques. Pouvoir prendre des risques en recrutant par anticipation et être capable d'alléger la barque si besoin, sans avoir une « épée de Damoclès prud'homale », est un levier de compétitivité indispensable.
Parallèlement, la façon dont on aborde sa relation au travail a profondément évolué. Entrepreneurs, free-lance, salariés, tous souhaitent pouvoir changer facilement de métier, d'entreprise et même de pays, dans un contexte où 50 % des compétences et métiers de demain n'existent pas. La question est donc aussi celle de l'évolution de la notion de carrière, pour l'adapter en continu à la réalité d'un marché mondial qu'on ne peut plus anticiper. Nous devons donc arrêter d'opposer la flexibilité, l'adaptation et l'agilité attendues par l'entreprise aux intérêts des salariés : elles constituent une attente commune.

Bénédicte de Raphélis Soissan, Les Echos
Fondatrice et présidente de Clustree.

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